Exprimez votre style unique grâce au T-shirt connecté wearTRBL

Lorsque j’ai interviewé Henri Seydoux, fondateur et PDG de Parrot chez TechCrunch Disrupt en 2016, il a surpris tout le monde quand il m’a dit qu’il travaillait sur un nouveau type de T-shirt – personne ne savait avec certitude s’il plaisantait ou pas. Mais le T-shirt connecté est réel, et il s’appelle wearTRBL.

Le projet a d’abord vu le jour sous la bannière de Parrot, mais l’aventure a pris son envol en 2018, lorsqu’une scission a permis à la nouvelle entité de tracer sa route de façon indépendante. Henri Seydoux reste associé à la genèse du concept, tandis qu’Olivier Levy prend les commandes en qualité de cofondateur et directeur général. wearTRBL s’apprête à dévoiler son tout premier modèle dans les prochains mois : l’attente est palpable.

Le PDG de Parrot construit un nouveau type de T-shirt

Au cœur du dispositif, une équipe technique a conçu un écran E Ink flexible, si discret qu’il se fond dans le tissu. L’innovation ne s’arrête pas là : une application mobile couplée au Bluetooth Low Energy permet de changer à la volée l’image affichée sur le T-shirt. Un geste, et c’est tout votre message qui change.

Ces T-shirts embarquent jusqu’à 20 visuels différents, stockés dans la mémoire de l’écran. Quant à l’autonomie, elle atteint environ quatre jours. Inutile de préciser que personne ne vous conseillera de porter le même T-shirt aussi longtemps ; ce serait pour le moins douteux. Mais la vraie astuce, c’est que l’écran amovible s’adapte à d’autres vêtements ou accessoires, selon vos envies.

Ce produit ne s’adresse pas à ceux qui attendent un énième gadget électronique : il s’agit d’un objet mode, pensé pour permettre à chacun de donner le ton, d’assumer son style, et de raconter quelque chose de soi à travers ce que l’on porte.

L’idée a germé dans un contexte particulier, au lendemain des attentats de janvier 2015. Après les événements de Charlie Hebdo, beaucoup ont ressenti le besoin de s’exprimer, que ce soit en modifiant leur photo de profil ou en brandissant des messages forts sur des banderoles. L’envie de porter haut et fort « Je Suis Charlie » a marqué les esprits.

Poursuivant cette logique, wearTRBL souhaite fédérer une vraie communauté. L’idée : proposer une bibliothèque d’images à explorer, que chacun pourra télécharger directement sur son T-shirt connecté. Plus encore, il sera possible de partager ses créations, d’attirer des abonnés, et de faire circuler ses motifs auprès des autres utilisateurs.

À terme, la jeune pousse ambitionne de devenir une référence dans l’univers du vêtement connecté, imaginant toute une collection compatible avec leur écran E Ink. Un objectif qui force le respect, tant il incarne une volonté de repousser les codes. Henri Seydoux l’avait annoncé : « Je travaille sur un T-shirt que vous n’avez jamais vu auparavant. » L’audace est là, palpable, et le pari ne fait que commencer.

Dans quelques mois, sur le quai d’une station de métro ou lors d’un festival, il ne sera plus rare de croiser des T-shirts wearTRBL. Les messages défileront, au gré de l’humeur et des causes. Un vêtement, une voix : à chacun d’en faire un manifeste, ou simplement une signature.